
Remonter sa moyenne en maths sans s’épuiser en révisions de dernière minute : c’est souvent moins une question de “niveau” qu’une question de méthode, de progression et de régularité. Pour Apprentus, Mounir, professeur particulier de maths (et physique–chimie), a accepté de partager son approche, celle qui vise un objectif simple : rendre l’élève autonome.
À retenir en 30 secondes
- Progresser en maths, ce n’est pas un “don” : c’est une méthode + des bases + de la régularité.
- La méthode de Mounir tient en 3 étapes : Comprendre → Appliquer → Complexifier.
- L’erreur la plus fréquente : se croire “nul”, alors que le vrai souci est souvent le manque de progression.
- Le rituel le plus rentable : 5 à 10 minutes par jour, en refaisant un exercice simple déjà vu sans la correction.
- Les notes montent souvent par paliers : on stabilise, puis on gagne un cap.
À propos de Mounir
Mounir est ingénieur diplômé des Arts et Métiers ParisTech, passé par une classe préparatoire, et il donne des cours particuliers depuis plus de 10 ans. Dans sa bio, il indique avoir accompagné plus de 30 élèves ces cinq dernières années, du collège au lycée, avec un objectif constant : aider l’élève à atteindre son plein potentiel en maths et à construire des bases utiles sur le long terme.

Il donne principalement cours à distance, notamment via Google Meet, avec tableau blanc virtuel et des ressources d’entraînement (exercices, références).
Sa devise
« Pour avoir une bonne note, il faut simplement avoir déjà fait le chemin. »
En clair : le jour du contrôle, on ne découvre pas la difficulté. On exécute un chemin déjà parcouru.
« Des cours clairs, progressifs et efficaces » : le cap est l’autonomie
Quand on lui demande de résumer son style en une phrase, Mounir ne parle pas de “trucs” ou d’astuces miracles. Il parle de progression.
« Des cours clairs, progressifs et efficaces, où l’on part d’explications très simples pour monter progressivement en difficulté jusqu’à être capable de résoudre des exercices complexes en autonomie, dans une ambiance sérieuse mais détendue. »
Le mot important ici, c’est progressif : en maths, brûler les étapes coûte cher. Revenir à des explications très simples n’est pas un retour en arrière ; c’est souvent le début du déclic.
Les élèves qu’il accompagne : de la remise à niveau à l’excellence
Mounir propose un soutien scolaire à des élèves du collège et du lycée, avec des objectifs variés : reprendre les bases, mieux comprendre le cours, se préparer aux contrôles, viser une spécialité, ou gagner en confiance avant un examen.
« J’accompagne principalement des élèves de la 4e à la Terminale, y compris spécialité maths et maths expertes, et parfois au-delà. Les objectifs vont de la remise à niveau à la recherche de l’excellence et de la confiance avant les examens. »
La méthode en 3 étapes : comprendre, appliquer, complexifier
Mounir résume sa pédagogie en une séquence très simple. Et c’est précisément ce qui la rend efficace : elle est facile à répéter.
1) Comprendre (vraiment) le cours
« Comprendre le cours avec une explication très simple et structurée. »
Objectif : être capable d’expliquer la notion avec ses mots, et de repérer ce qu’on doit savoir faire (et pas seulement “ce qu’on doit savoir”).
2) Appliquer sur des exercices de base
« Appliquer avec des exercices de base bien maîtrisés. »
Objectif : construire les automatismes. Tant que les bases ne sont pas stables, les exercices difficiles deviennent de la loterie.
3) Complexifier pour consolider
« Monter en difficulté avec des exercices plus complexes pour consolider les acquis. »
Objectif : apprendre à choisir une méthode, à structurer un raisonnement, et à gérer les pièges (les fameux “petits détails” qui font perdre des points).

L’erreur la plus fréquente : « Je suis nul en maths. »
Mounir le dit clairement : cette phrase revient tout le temps, et elle est souvent trompeuse.
« Beaucoup d’élèves pensent qu’ils sont “nuls en maths”, alors que le problème vient surtout d’un manque de méthode et de progression. »
Son conseil tient en une logique simple : ralentir au bon endroit, et construire.
« Avancer étape par étape, maîtriser les bases avant de chercher à aller trop vite, et accepter que les progrès viennent avec le travail régulier. »
Traduction concrète : si un élève bloque, ce n’est pas forcément parce qu’il “n’a pas le niveau”. C’est souvent parce qu’il manque une marche : une définition pas claire, un automatisme fragile, une étape du raisonnement sautée trop vite.
L’exercice facile qui change tout en 5 – 10 minutes
Entre deux cours, Mounir recommande un rituel très court, mais très rentable.
« Reprendre un exercice simple déjà vu et le refaire sans regarder la correction, en détaillant chaque étape. Ce travail court mais régulier renforce énormément la compréhension. »
Comment le faire (version pratique)
- Choisir un exercice déjà corrigé en cours (ou déjà réussi avec aide).
- Le refaire sans aucune correction sous les yeux.
- Écrire chaque étape, même si elle paraît “évidente”.
- À la fin seulement, comparer avec la correction :
- Où ai-je hésité ?
- Quelle étape ai-je sautée ?
- Quelle propriété ai-je utilisée (ou oubliée) ?
- Où ai-je hésité ?
En quelques minutes, l’élève ne fait pas “plus d’exercices” : il installe de meilleurs réflexes.
Une progression typique : du décrochage à la maîtrise
Mounir décrit un cas qu’il voit souvent : une moyenne faible au départ, une perte de confiance, puis une remontée par étapes.
« Un élève arrive avec une moyenne autour de 6/20 et une vraie perte de confiance. En travaillant méthodiquement, il atteint rapidement 12–13/20, puis comprend que la clé est d’avoir “fait le chemin” avant les contrôles. »
Ce point est crucial : quand l’élève cesse de découvrir les difficultés la veille, il reprend la main.
« En structurant davantage son travail et en anticipant les difficultés, il progresse vers 15–16/20. Les derniers points se jouent ensuite sur la rigueur, la concentration et la réduction des petites erreurs. »
Important : chaque progression dépend du point de départ, du rythme et de la régularité. L’idée n’est pas de promettre une note, mais de montrer la logique du progrès.
Ce qui lui plaît le plus : le retour de confiance
Derrière la méthode, il y a un moment qu’il cherche à provoquer : celui où l’élève comprend qu’il peut y arriver.
« Voir un élève reprendre confiance, comprendre qu’il est capable, et passer d’un blocage à un vrai plaisir de réussir par lui-même. »
La confiance n’arrive pas par motivation magique : elle arrive quand l’élève accumule des preuves qu’il sait faire.
Cours à distance : suivre des élèves partout
Mounir enseigne principalement en ligne, ce qui lui permet d’accompagner des élèves dans plusieurs villes et pays.
« Je donne principalement mes cours de maths à distance, ce qui me permet d’accompagner des élèves partout dans le monde : Paris, Londres, Berlin, Barcelone, Dubaï, Doha, Hong Kong, Washington, Liban, entre autres. »
Le format change, mais le principe reste le même : explication claire, progression, entraînement ciblé, puis autonomie.
Faire “le chemin” avant un contrôle : la checklist simple

Voici une routine courte à suivre avant une évaluation (adaptable sur 3–7 jours).
- Relire le cours et noter les 3 notions à maîtriser.
- Refaire 2 exercices de base (sans correction) pour vérifier les automatismes.
- Faire 1 exercice “niveau contrôle” et écrire chaque étape.
- Corriger intelligemment : relever les erreurs types (calcul, méthode, lecture, rédaction).
- Refaire l’exercice qui a posé problème 24 h plus tard.
- La veille : seulement un rappel léger (définitions + 1 ex simple), pas un marathon.
Conclusion
Si vous retenez une idée, c’est celle-ci : en maths, la réussite devient beaucoup plus simple quand on avance étape par étape et qu’on installe une routine courte mais régulière. C’est exactement ce que propose la méthode de Mounir : comprendre clairement, maîtriser les bases, puis monter en difficulté jusqu’à l’autonomie.
Vous souhaitez un accompagnement adapté au niveau et aux objectifs de votre enfant (collège, lycée, spécialité) ? Sur Apprentus, vous pouvez trouver un professeur de maths et mettre en place un plan de progression clair, semaine après semaine.
Note : les progrès varient selon le niveau de départ, la régularité et le contexte scolaire. L’objectif est d’installer une méthode durable et une confiance fondée sur des acquis solides.
FAQ — Méthode, révisions, confiance : vos questions
Cela dépend du niveau de départ et de la régularité. Beaucoup d’élèves voient une différence quand ils stabilisent les bases et répètent une routine simple plusieurs fois par semaine.
Souvent, l’effort est mal placé : trop d’exercices difficiles, pas assez de bases, ou une correction passive (on “regarde” la solution). La méthode « Comprendre, Appliquer, Complexifier » replace l’ordre dans le bon sens.
Revenir à des exercices simples refaits sans correction et détaillés aide à reconstruire les automatismes. Plus l’élève a “ fait le chemin ” avant, moins il subit le stress le jour J.
Même peu, mais régulièrement. Un rituel de 5 à 10 minutes par jour peut être plus efficace qu’une longue session irrégulière.
Oui, si le cours est structuré et interactif (tableau blanc, exercices guidés, correction expliquée). L’essentiel est la clarté, la progression et la qualité de l’entraînement.